Biographie


Dès mon plus jeune âge, j’ai appris à vivre dans un esprit de communauté. Ayant grandi au sein d’une famille nombreuse, j’ai pu très tôt développer des valeurs de respect de l’autre, de partage et d’entraide qui ont contribué à façonner la personne que je suis aujourd’hui. Dans un espace où l’égoïsme n’avait pas sa place, j’ai appris à me soucier des autres, à m’occuper d’eux avec grand soin et à toujours les prendre en considération. Plus tard, ce sont des valeurs que moi et ma femme avons choisi à notre tour d’inculquer à nos enfants. Principalement, le respect de l’autre et de sa dignité ainsi que le travail ont toujours occupé une place de grande importance dans ma famille. Outre ces valeurs, l’éducation est demeurée une priorité, car elle permet certainement l’acquisition d’outils à la portée inestimable.

Enfant, je faisais déjà montre d’une fascination évidente pour le football. Mon oncle Michel Goba étant lui-même footballeur professionnel, j’étais d’abord enchanté d’aller vivre avec lui et sa femme Frédérique en France. Pour mes parents, cela représentait une opportunité de garantir à leur enfant un avenir meilleur. Lorsque j’ai quitté pour la région de Bretagne en 1983, alors âgé de cinq ans, je ne me doutais pas des difficultés que je rencontrerais. Néanmoins, ces obstacles, que j’ai a eu à surmonter très tôt dans ma vie, ont sans doute formé l’homme que je suis devenu. Vivant d’abord un dépaysement manifeste en atterrissant dans un continent qui m’était entièrement inconnu, j’ai eu à composer avec de nombreux déménagements en raison de la carrière de mon oncle.


À chaque fois, l’adaptation à un nouveau milieu constituait un véritable défi. La différence n’étant pas toujours la bienvenue, je me heurtais parfois à une certaine résistance de la part de mes camarades de classe et dès que je m’étais acclimaté à un endroit, il me fallait aussitôt repartir. En 1987, alors âgé de neuf ans, j’ai pu joindre pour la première fois une véritable équipe de football. À cette période, j’étais loin de me douter de la tournure que prendraient les évènements. De Dunkerque à Phoenix Rising, en passant par le Mans, Guingamp, Marseille, la célèbre équipe de Chelsea, l’équipe nationale ivoirienne, dont j’ai été le capitaine, le Shanghai Shenhua, Galatasaray, sans oublier l’Impact de Montréal, j’ai eu la carrière dont j’avais tant rêvé, des années auparavant.

Grâce à des entraîneurs exceptionnels avec lesquels j’ai, au fil du temps, tissé des liens solides et développé des amitiés de grande valeur, j’ai pu évoluer et progresser sans cesse. Grâce à mon esprit de travail et de persévérance, que déjà tout petit, mon père m’avait inculqué, j’ai été en mesure de surmonter les moments difficiles et les obstacles qui ont obstrué mon chemin. Enfin, c’est en ayant foi, en étant déterminé et en gardant confiance en ma personne et en mes capacités, que j’ai pu me démarquer, battre des records et me faire connaître à l’échelle internationale.

C’est ce qui m’a permis de disposer d’une visibilité, d’une notoriété, mais également d’une crédibilité qui sont d’importants atouts pour celui ou celle qui souhaite opérer un réel changement, comme j’aspire à le faire. Grâce à ma carrière sportive, j’ai pu accéder à un objectif que je juge supérieur : celui d’aider les autres. Entièrement conscient de la chance que j’ai eue, et entretenant un lien particulier et naturel avec mon pays d’origine, mais aussi avec le continent africain de manière plus générale, je suis parvenu à y faire des heureux et continue à fournir les efforts nécessaires en vue de l’atteinte des objectifs de santé, d’éducation et d’autonomisation pour lesquels œuvre la Fondation. Désormais, j’espère que l’on peut me voir comme un joueur qui a utilisé les ressources dont il disposait pour faire le bien.

Un homme de paix  au grand coeur

Hors des stades, Didier Drogba livre aussi tous les jours un « grand match » avec sa Fondation : celui d’améliorer et de promouvoir la santé, l’éducation et la formation des enfants et des personnes vulnérables en Côte d’Ivoire et en Afrique.À travers des dons, l’organisation d’évènements de Noël, la prise en charge de malades, l’aide à des groupes de femmes pour la création d’activités rémunératrices, la construction d’hôpitaux et la distribution de kits scolaires, Didier Drogba et sa Fondation agissent avec cœur depuis 2007.

Bien avant la création de la Fondation, Didier était déjà impliqué dans des œuvres caritatives. C’est au regard de ces actions qu’en 2007, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a fait de Didier Drogba, l’un de ses Ambassadeurs de bonne volonté pour la lutte contre la pauvreté. En 2010, le TIME Magazine l’a même classé parmi les 100 personnes les plus influentes du monde, aux côtés notamment de Bill Clinton et de Lady Gaga.Grand rassembleur de toutes les couches sociales, Didier Drogba est aussi commissaire de dialogue au sein de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation de la Côte d’Ivoire, mise sur pied en 2011 au lendemain de la crise post-électorale dans son pays en vue de ramener la paix dans tous les cœurs.

Faites un don !